Montpellier se dresse fièrement sur son territoire languedocien, riche d’une histoire millénaire qui attire autant qu’elle inspire. Cette cité méditerranéenne, dont la naissance intervint tardivement comparée aux grandes villes antiques, connut pourtant un essor médiéval fulgurant qui forgea son identité. Son université de médecine, la plus ancienne encore en activité, témoigne d’un rayonnement scientifique exceptionnel. Aujourd’hui, cette métropole audacieuse conjugue héritage architectural séculaire et modernité urbaine, attirant chaque mois près de mille nouveaux habitants conquis par son dynamisme culturel et son art de vivre unique.
Des origines médiévales à l’université millénaire
L’histoire de Montpellier débute véritablement en 985, lorsqu’apparaît pour la première fois le nom Monte Pestelario dans un acte de donation. Bernard, comte de Melgueil, cède alors à Guilhem un terroir agricole composé de maisons, vignes, jardins et garrigues. Amalbert, qui demeure sur ces terres, devient ainsi le premier habitant connu de ce qui deviendra une cité florissante.
La prospérité médiévale s’appuie sur un commerce maritime intense via le port de Lattes. Les marchands montpelliérains exportent massivement du vin, de l’huile d’olive et des draps teints vers les pays du Levant. La ville frappe même sa propre monnaie, le sou melgorien, symbole tangible de sa puissance économique. Le quartier de Notre-Dame-des-Tables devient un centre névralgique où se pressent changeurs et négociants venus de toute l’Europe méditerranéenne.
Dès le XIIe siècle, Montpellier rayonne également par ses écoles. L’enseignement de la médecine, pratiqué depuis le XIe siècle, acquiert une renommée qui dépasse largement les frontières du royaume. Au début du XIIIe siècle, l’université de médecine obtient officiellement son statut, devenant ainsi la plus ancienne faculté en activité au monde. L’école de droit voit le jour en 1250, renforçant le prestige universitaire de la cité. Rabelais figure parmi les étudiants illustres qui fréquentèrent ces établissements réputés dans toute l’Europe.
Montpellier protestante et capitale administrative royale
Le XVIe siècle marque un tournant religieux majeur dans cette ville universitaire cosmopolite. Dès 1559, Montpellier embrasse la Réforme protestante avec une rapidité surprenante. Les habitants rasent toutes leurs églises en 1568, manifestant leur adhésion massive aux idées nouvelles. L’Église réformée se constitue officiellement en 1560, instaurant un gouvernement inspiré du modèle genevois.
Cette ferveur protestante vaut à Montpellier de devenir l’une des trois places de sûreté après l’édit de Nantes. Mais cette liberté s’avère éphémère. En 1622, Louis XIII assiège personnellement la ville durant huit mois avant de s’en emparer. La répression s’intensifie après la paix d’Alès en 1629. Le Grand Temple, édifié en 1583, est démoli en 1682 sur ordre de Louis XIV, trois ans avant la révocation de l’édit de Nantes.
Paradoxalement, cette période tourmentée coïncide avec l’élévation de Montpellier au rang de capitale administrative du Languedoc. L’installation de l’Intendance en 1632 attire gouverneur militaire, Cour des aides et officiers royaux. Ces personnalités édifient près de quatre-vingts hôtels particuliers qui ornent encore aujourd’hui les rues de l’Écusson. Les architectes d’Aviler et Giral rivalisent d’ingéniosité pour créer des demeures monumentales malgré l’exiguïté du tissu urbain médiéval.
Patrimoine architectural et métropole contemporaine
Le XVIIIe siècle apporte son lot d’embellissements urbains remarquables. L’hôtel Saint-Côme surgit entre 1752 et 1757, tandis que la construction d’une salle de spectacle donne naissance à l’emblématique place de la Comédie. L’ensemble du Peyrou, destiné à célébrer Louis XIV, constitue l’œuvre majeure de cette époque architecturale florissante.
Au XIXe siècle, la ville s’inspire des transformations haussmanniennes pour moderniser son centre. Les halles Castellane et la rue Foch, véritables Champs-Élysées montpelliérains, redessinent le paysage urbain. Cette physionomie perdurera jusqu’aux années 1960.
La croissance démographique s’accélère grâce aux vagues migratoires successives : étudiants internationaux, réfugiés politiques, pieds-noirs après l’indépendance algérienne, immigrés maghrébins. Aujourd’hui, Montpellier compte 290 053 habitants, se plaçant au rang de septième commune française avec la croissance la plus dynamique du pays.
La métropole contemporaine affiche son audace architecturale à travers les réalisations de Ricardo Bofill, Jean Nouvel et Zaha Hadid. L’Écusson piétonnier, traversé par quatre lignes de tramway design, préserve son charme médiéval tout en embrassant la modernité. Les visiteurs découvrent des trésors patrimoniaux remarquables :
- La place de la Comédie et sa fontaine des Trois Grâces, créée en 1773
- Le musée Fabre, considéré parmi les plus beaux d’Europe pour ses collections
- Les ruelles médiévales aux noms évocateurs comme la Valfère ou l’Argenterie
- Les cours secrètes des hôtels particuliers aux portails imposants
Détentrice du label Pays d’art et d’histoire, Montpellier candidate au titre de capitale européenne de la culture pour 2028, affirmant ainsi son ambition culturelle et son rayonnement international.
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