Rue ensoleillée avec des piétons marchant entre des bâtiments colorés

Quartier Lemasson à Montpellier : informations, avis et services

Le quartier Lemasson fait partie intégrante du paysage urbain de Montpellier, desservi par la ligne 2 du tramway. Les habitants attribuent à ce secteur une note moyenne de 2,8 sur 5, témoignant d’avis contrastés sur la qualité de vie. Si l’on y trouve des services de proximité et une infrastructure de transport appréciable, le secteur connaît depuis quinze ans environ des difficultés croissantes qui ont poussé les résidents à se mobiliser. Cet article vous présente les différents visages de ce territoire : les services disponibles, les perceptions des habitants, les problématiques rencontrées au quotidien et la mobilisation citoyenne qui en découle.

Les services et infrastructures du quartier Lemasson

Malgré les difficultés évoquées par les habitants du secteur, le territoire dispose d’une offre de proximité intéressante. Vous y trouverez une mairie annexe, un bureau de poste, des agences bancaires et une maison pour tous. La présence de ces établissements permet aux résidents d’accéder aux démarches administratives sans se déplacer loin de chez eux.

L’accessibilité via le tram est un point fort indéniable pour la mobilité locale. L’arrêt Lemasson facilite les déplacements vers le centre-ville et les autres secteurs de l’agglomération. Au 392 Boulevard Pedro de Luna, l’auto-école O’Permis accueille les candidats au permis de conduire, accessible directement depuis l’arrêt de tramway. L’établissement possède l’agrément E1503400040.

Le centre dentaire DENTISOIN ouvre ses portes du lundi au samedi inclus pour les consultations et urgences dentaires. Les patients bénéficient de soins variés : traitements des gencives, esthétique dentaire et implants. Cette infrastructure de services représente un potentiel réel, même si d’autres aspects du quartier suscitent des interrogations légitimes.

L’évolution et la perception du quartier par les résidents

Les témoignages des habitants installés depuis les années 1970 dressent un portrait bien différent du passé. Ces résidents de longue date affirment qu’il faisait bon vivre dans ce secteur populaire, alors considéré comme agréable et convivial. La dégradation observée remonterait à environ quinze ans selon les témoignages recueillis.

La note moyenne de 2,8 sur 5, établie à partir de 20 avis d’habitants, reflète cette transformation progressive. Les résidents évoquent une aggravation constante année après année, s’interrogeant sur l’ampleur que pourrait prendre la situation dans les années à venir. Certains expriment ne plus oser laisser leurs enfants jouer dans les cours d’immeuble.

Un sentiment d’abandon transparaît dans les discours des riverains. Ils estiment que les quartiers populaires subissent davantage les nuisances, notamment une circulation automobile qui traverse ces zones plutôt que le centre. Le marché local aurait perdu son caractère de proximité selon plusieurs témoignages. Un habitant souligne toutefois la bonne illumination nocturne le long du tram et affirme circuler régulièrement la nuit sans rencontrer de problème.

Les problématiques de propreté et d’entretien des espaces

Les incivilités et la saleté figurent parmi les griefs majeurs exprimés par la population locale. Les poubelles restent constamment ouvertes, dégageant des odeurs nauséabondes et attirant chats errants, mouches et autres nuisibles. Le système de tri sélectif ne fonctionne plus correctement car les équipements sont vandalisés. Les habitants signalent également une diminution de la fréquence de ramassage.

Les détritus jonchent les espaces communs : canettes, emballages divers abandonnés au sol malgré la proximité des poubelles, déchets coincés dans les grillages ou dissimulés derrière les buissons. Le parc Tastavin se trouve particulièrement envahi par les ordures. Des sacs d’immondices traînent sur les trottoirs tandis que les cages d’escalier et espaces verts ne bénéficient pas d’un entretien régulier.

La présence de déjections canines partout, de poubelles éventrées et l’apparition de cafards et de rats dans les allées témoignent des conséquences sanitaires de cette situation. Du linge et des tapis restent accrochés aux balcons malgré les avertissements d’ACM Habitat, contribuant à la dégradation visuelle du secteur. Pour comprendre comment d’autres communes gèrent ces problématiques urbaines, consultez les avis des habitants sur les quartiers d’Orsay.

Les difficultés liées au logement et aux nuisances

Les locataires des blocs gérés par ACM Habitat font face à des problèmes d’insalubrité préoccupants. Certains appartements présentent des plafonds tachés de moisissures. Les pannes de VMC provoquent des crises d’asthme chez les enfants, attestées par des certificats médicaux. Les digicodes et portes d’entrée, régulièrement vandalisés, ne ferment plus, facilitant les intrusions indésirables.

Un conflit de voisinage significatif est né de l’installation d’une famille rom suite au démantèlement d’un bidonville. Le bail glissant ne sera pas renouvelé selon ACM Habitat qui reconnaît un échec malgré l’intervention de médiateurs. L’entreprise précise néanmoins que 95% des bails glissants arrivent normalement à terme dans leur portefeuille d’une centaine de dispositifs.

Les nuisances sonores rythment le quotidien des résidents : tapages nocturnes constants, voitures bruyantes, klaxons jour et nuit accompagnés de musique forte. La pollution atmosphérique liée aux stations-services et scooters s’ajoute à ces désagréments. Les non-fumeurs se plaignent des odeurs constantes. L’air est qualifié de malsain, particulièrement entre Auchan et Villaret.

La mobilisation citoyenne et les réponses institutionnelles

Face à cette accumulation de difficultés, les résidents ont créé le collectif « Lemasson en colère ». Un rassemblement organisé en janvier sur la place Montserrat a permis de dénoncer publiquement les conditions de vie actuelles. Le collectif formule des demandes concrètes : être écouté, obtenir davantage de sécurité et que le bailleur réalise les travaux nécessaires.

  • Courriers adressés au préfet de l’Hérault Hugues Moutouh
  • Interpellation du maire et président de la métropole Michaël Delafosse
  • Sollicitation du directeur d’ACM Habitat Michel Calvo
  • Contact avec la directrice de secteur Paula Landrieu

Sébastien Cote, adjoint au maire, affirme connaître précisément la situation. Il s’est rendu à une réunion publique rue Costa-Brava en juin et s’est entretenu avec le député Philippe Sorez en septembre. L’élu précise que seul le préfet peut décider de fermetures administratives jusqu’à deux mois. Les services municipaux multiplient les interventions : passages des services d’hygiène, relevés réguliers.

Une caméra de surveillance a été installée et une seconde est annoncée prochainement. Nicole Marin-Khoury, adjointe au quartier Croix-d’Argent, maintient un contact permanent avec des locataires d’ACM. Son discours positif est en revanche contesté par les habitants mobilisés. ACM Habitat reconnaît des difficultés rue Costa-Brava tout en affirmant que globalement les immeubles sont correctement tenus. Des travaux d’étanchéité de toiture, d’isolation par l’extérieur et de double vitrage ont été réalisés récemment.

André
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