Lanzarote accueille 3 millions de visiteurs chaque année sur ses paysages lunaires façonnés par 300 volcans et ses champs de lave qui couvrent près de 200 km². L’île est globalement sûre, avec un taux de criminalité parmi les plus bas des îles Canaries. Mais certains dangers réels — mer traître, sol brûlant, calima saharienn — méritent qu’on les connaisse avant de partir. Tour d’horizon concret des risques à anticiper pour vivre une expérience mémorable en toute sérénité.
Baignade et activités en mer : les dangers à ne vraiment pas négliger
Vous voyez, ici, la mer autour de Lanzarote n’a rien d’un lac de montagne. La plage de Famara concentre extrêmement le plus grand nombre d’interventions de secours de l’île : ses vagues peuvent atteindre 4 mètres de hauteur, ce qui lui vaut une classification officielle en zone à risque élevé pour la baignade.
Les courants de retour, le vrai piège
Les resacas — courants de retour invisibles depuis le bord — peuvent entraîner un nageur vers le large en quelques secondes. La technique à retenir ? Nager parallèlement au rivage pour s’extraire du courant, jamais frontalement. Toujours vérifier le drapeau de plage avant d’entrer dans l’eau : un drapeau rouge signifie une interdiction stricte de baignade, sans exception.
Physalies et risques pour les sportifs nautiques
Entre juin et septembre, les eaux de Lanzarote voient apparaître occasionnellement des physalies (galères portugaises), bien plus dangereuses que les méduses classiques. Les signalements se concentrent notamment à Los Pocillos et Puerto del Carmen. En cas de piqûre : retirer les filaments avec une pince, appliquer du vinaigre blanc, puis consulter rapidement le centro de salud le plus proche. Les surfeurs et kitesurfeurs doivent aussi rester vigilants face aux zones rocheuses près de Tinajo et aux vents de nord-est qui peuvent pousser les pratiquants vers des secteurs particulièrement accidentés.
| Zone | Type de danger | Niveau de risque |
|---|---|---|
| Famara | Vagues (jusqu’à 4 m), courants forts | Élevé |
| Los Pocillos / Puerto del Carmen | Physalies (juin–septembre) | Modéré (saisonnier) |
| Tinajo | Roches volcaniques, kitsurf dangereux | Modéré |
| Playa Blanca / Costa Teguise | Conditions habituellement calmes | Faible |
Soleil intense, chaleur et calima : des risques sanitaires sous-estimés
Lanzarote brille plus de 300 jours par an. L’indice UV dépasse régulièrement le niveau 8 — quelquefois 10 — même en décembre et janvier. La brise marine crée une sensation trompeuse de fraîcheur qui dissimule l’intensité réelle du rayonnement, amplifié par la réverbération sur les surfaces volcaniques claires.
Les coups de soleil constituent le premier motif de consultation médicale chez les touristes. Un coup de chaleur se reconnaît à une température corporelle supérieure à 39°C, des nausées, des vertiges et de la confusion. Protection SPF 50+ toutes les deux heures, chapeau à large bord, lunettes certifiées et évitement des expositions entre 12h et 16h — ces précautions ne sont pas optionnelles sous ce ciel. Boire 2 à 3 litres d’eau par jour, même sans sensation de soif, reste indispensable.
La calima ajoute une couche de danger souvent ignorée des voyageurs. Ces tempêtes de sable sahariennes, fréquentes entre février et mai, provoquent une hausse des températures de 5 à 10°C, une chute de la visibilité parfois réduite à 50 mètres, et des troubles respiratoires marqués chez les personnes asthmatiques, allergiques ou cardiaques. L’Agence Météorologique d’État (AEMET) publie des bulletins quotidiens à consulter impérativement.
Terrain volcanique et randonnée : quand le décor devient piège
Il y a quelque chose d’unique dans le parc national de Timanfaya : le sol y atteint 100 à 120°C à quelques centimètres de profondeur. Ce parc, qui accueille plus d’un million de visiteurs par an sans incident volcanique grave, peut néanmoins se transformer en piège pour ceux qui quittent les chemins balisés pour une photo spectaculaire — brûlures aux mains ou aux jambes sur les roches chaudes, chutes dans des zones instables.
Le malpaís et les falaises, dangers discrets
Le malpaís désigne ces étendues de lave solidifiée aux arêtes tranchantes, capables de provoquer des coupures profondes. Celui de la Corona couvre 30 km² sans aucun repère visuel, ce qui rend la désorientation très concrète. Les falaises de basalte noir de Punta Mujeres, hautes de 100 mètres, causent plusieurs accidents graves chaque année. Les formations de Los Hervideros ou de Mancha Blanca présentent des surplombs instables qui s’effondrent régulièrement sous l’érosion marine.
Pour randonner en sécurité, adoptez ces réflexes :
- Porter des chaussures fermées et montantes adaptées aux roches volcaniques
- Emporter un GPS et consulter les bulletins de l’AEMET chaque matin
- Informer systématiquement votre hébergement de votre itinéraire avant de partir
Vols, pickpockets et arnaques : ce qu’il faut surveiller concrètement
La criminalité reste faible à Lanzarote, mais elle progresse. À Arrecife, les délits ont augmenté de plus de 20% jusqu’au deuxième trimestre 2024 par rapport à la même période de 2023. Les quartiers de Las Rapaduras, Argana et Altavista méritent une vigilance accrue, particulièrement la nuit. Si vous comparez avec des destinations comme les quartiers dangereux de San Francisco, les risques à Lanzarote restent nettement plus mesurés.
Les parkings isolés de sites comme Los Hervideros ou El Golfo attirent des voleurs opportunistes. Ne laissez jamais d’effets personnels visibles dans le véhicule. À l’aéroport César Manrique, certains loueurs facturent des dommages préexistants non signalés : photographiez le véhicule sous tous les angles avant de quitter l’agence.
Parmi les arnaques documentées à éviter absolument :
- Les excursions surfacturées à Timanfaya et les faux guides aux Jameos del Agua
- Les restaurants de Marina Rubicón sans prix affichés, qui ajoutent des suppléments non commandés (pain, sauces)
- Les demandes de donations pour sourds-muets, arnaque classique dans les îles Canaries
Environ 50% des échoppes du marché de Teguise vendent de la contrefaçon. Restez vigilant face aux offres incroyables dans les zones balnéaires.
Conduire à Lanzarote — des routes globalement sûres mais avec des pièges
Conduire sur l’île est globalement aisé. Les routes sont en excellent état, le trafic limité hormis quelques bouchons près des attractions populaires, et les places de stationnement plutôt généreuses. Cela dit, certaines spécificités locales méritent attention.
Le réseau routier peut se couvrir de picón — cendres volcaniques — qui réduisent considérablement l’adhérence, notamment sur les routes LZ-1 et LZ-2. La route de la Geria serpente sur 15 kilomètres avec des virages en épingle peu visibles. Sur la LZ-67 vers Punta Mujeres, les vents latéraux peuvent déporter violemment les véhicules légers. Garer sa voiture dans un espace naturel protégé sans autorisation expose à une amende de 600 euros et à l’immobilisation du véhicule.
Réservez tôt votre véhicule de location — la demande est forte — et choisissez un prestataire fiable recommandé par l’office de tourisme officiel de Lanzarote pour éviter tout litige ultérieur.
Sécurité générale et infos pratiques pour voyager sereinement à Lanzarote
Lanzarote affiche des statistiques de criminalité parmi les plus basses des îles Canaries. Les agressions physiques contre les touristes restent extraordinaires. Les zones de Puerto del Carmen, Playa Blanca et Costa Teguise bénéficient d’une surveillance policière renforcée. Les femmes qui voyagent seules témoignent régulièrement d’un sentiment de sécurité appréciable, y compris en soirée.
Sur le plan volcanique, la dernière éruption majeure remonte à 1730–1736, formant le parc de Timanfaya. Une autre, plus modeste, eut lieu en 1824. Depuis, l’activité se limite à des tremblements de terre mineurs détectés par le réseau de l’Institut Géographique National espagnol. La gestion exemplaire de l’éruption de La Palma en 2021 illustre l’efficacité des systèmes d’alerte canariense.
L’eau du robinet est potable, mais son goût désalinisé pousse la plupart des visiteurs à préférer l’eau en bouteille. Le numéro d’urgence universel est le 112, disponible en plusieurs langues. Souscrire une assurance voyage couvrant le rapatriement reste indispensable, surtout si vous pratiquez des sports nautiques ou de la randonnée en terrain volcanique.
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